Là où on se sent bien.... il suffit de passer le pont nous dit la chanson. lorsque vous êtes hospitaliés, a l'hôpital il suffit de passer une porte pour entrer dans un autre monde.
bienvenue en salle de sport
Pas de lits mais deux tables de ping-pong, pas d'arthromoteurs mais des vélos d'appartement, pas d'espalier mais un billard, un baby-foot, des appareils de musculation, pas de salle d'ergothérapie mais un endroit pour faire du tir à l'arc, des fléchettes ou de la sarbacane. Pas de personnes en blouse blanche mais trois sportifs formidables : Claire, Franky et Christophe qui vous accueillent avec le sourire et un mot sympa;
Ils nous apprennent à nous servir de notre handicap comme d'un atout. Grâce à eux, on se rééduque sans s'en rendre compte : prenez un ballon, faites de passes avec Claire, et voilà le travail de l'équilibre devenant ludique et intéressant ; christophe se met dans un fauteuil et vous emmène en "rouling" dans Saint Jacques. Il vous apprend à monter des trottoirs, à descendre des pentes ardues, à respecter le code de la route, le tout avec le sourire et de l'humour. Vous devenez une personne autonome capable de se déplacer en extérieur. Lorsque Christophe s'installe sur un fauteuil roulant pour animer un match de basket-fauteuil (c'est impressionnant lorsqu'on n'en a jamais vu), vous ne voyez pas de différences entre lui et vous. Vous ne pouvez qu'admirez son dynamisme.
Tous les trois, à travers le sport, vous font oublier que vous avez un handicap et vous réalisez que, en tant que personne exceptionnelle, vous existez, vous VIVEZ. La vie reprend ses droits, la morosité s'envole et le goût de se battre pour redevenir un être humain autonome à part entière surgit. Le mot "handicapé" n'existe plus. Parti..., envolé... !!!
A travers des sorties : golf, cinéma, balades, etc... vous retrouvez la joie d'exister. mais, me dites vous , tu n'es pas sportive, alors relisez le texte... sandrine...



